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Madame, Monsieur,
La presse se fait écho
dernièrement de la parution d’un dispositif législatif pour les enfants de
familles recomposées (ce que l’on a appelé par ailleurs « statut du beau
parent »).
Le collectif pour
l’enfance, dont notre association fait partie, et qui a été reçu par
trois ministères concernés pour travailler cette question, s’est étonné que
seule, l’association LGBT (Lesbiennes-Gays-Bi-Transsexuels) ait reçu le
texte du projet et le communique à la presse.
Nous restons très
vigilant sur l’évolution de ce dossier qui, ne nous le cachons pas, s’il
pouvait s’avérer un bien pour quelques situations particulières (ce qui
reste à démontrer dans la mesure où les dispositifs actuels permettent de
résoudre un grand nombre de difficultés), posera de nombreux autres
problèmes : nous savons qu’en cas de séparation, les situations sont
difficiles à gérer pour un couple ; qu’en sera-t-il lorsque l’on devra
prendre en compte un ou plusieurs tiers « avec qui il aura lié des liens
étroits » ?
La loi fera-t-elle
obligation à un établissement scolaire de faire signer les bulletins et les
cahiers par les parents séparés et le ou les tiers reconnus ?
En cas de séparation,
est-ce que le ou les tiers auront un droit de visite auprès de l’enfant ?
A partir de quelle
durée de vie commune, de quel type d’engagement peut-on considérer qu’un
adulte a des liens étroits au point d’avoir des droits sur la vie de
l’enfant ?
Merci à vous pour
votre soutien, et merci de continuer à relayer l’appel dans votre entourage.
Jérôme Brunet,
Président
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