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10 novembre 2009 |
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Madame, Monsieur, Vous avez peut être appris aujourd’hui le jugement rendu par le tribunal administratif de Besançon annulant la décision du Conseil Général de ne pas accorder l’autorisation d’adoption à une femme homosexuelle célibataire. Cette décision appelle au moins les remarques suivantes : · Il est totalement hypocrite de parler d’une adoption par une personne « célibataire » (ce qui permet de mettre en avant l’argument tellement frappant de « discrimination »), alors qu’il s’agit d’un couple de personnes homosexuelles qui veut adopter un enfant et qui utilise un biais permis par la loi. · On peut une fois de plus noter que ce n’est le bien de l’enfant qui pourrait être adopté dans l’avenir qui est pris en compte a priori mais la revendication d’adultes qui prétendent « avoir un droit » à adopter. · La question n’est toujours pas tranchée : oui ou non, est-ce bon pour un enfant d’être élevé par deux personnes du même sexe ? "Le tribunal administratif ne dit pas : les homosexuels peuvent adopter. Il ne dit pas non plus : les couples homosexuels peuvent adopter. Il dit : la Cour européenne des droits de l'homme interdit des refus d'agrément au motif que les célibataires sont homosexuels" (Article du Monde du 10/11/09) Nous allons retourner vers les élus pour leur dire notre inquiétude face à l’absence de débat sur une question qui est importante puisqu’elle touche des fondements de notre société. Il est inadmissible que cette question soit uniquement traitée en utilisant les lacunes de telle ou telle loi. L’association des Professionnels de l’enfance redit sa volonté qu’un vrai débat se tienne sur cette question.
Jérôme
Brunet |
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l’Association pour la protection de l’enfance,
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point de vue de l’enfant.
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