En guise d'avertissement

Quelques arguments : "On nous dit que..."

Quelques questions

Débats et discussions

Contexte historique

En guise d'avertissement

Nous tenons à faire la différence entre les arguments et les personnes. Nous respectons les personnes homosexuelles et comprenons la souffrance que certaines d'entre elles expriment concernant leur désir d'enfant.

Cependant, nous tenons avant tout à poser la question du point de vue des enfants car, professionnels de l'enfance, ou intervenants auprès d'eux de façon régulière, nous pressentons le risque qu'il y a à bouleverser sans discernement les fondements de notre société.

La prudence n'est pas forcément la peur.

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Quelques arguments

On nous dit : "Il est préférable qu'un enfant soit élevé par des homosexuels qui s'entendent bien plutôt que par des hétérosexuels qui ne s'entendent pas..."

C'est un argument qui n'en est pas un, car il faut comparer ce qui est comparable : des homosexuels qui s'entendent bien avec des hétérosexuels qui s'entendent bien.

Rien ne permet d'affirmer qu'une union homosexuelle n'aura pas de difficultés et qu'il n'y aura pas de séparation, comme pour les couples hétérosexuels.

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On nous dit : "C'est faire de la discrimination que d'empêcher les homosexuels d'adopter des enfants ou de bénéficier de la procréation médicalement assistée."

Il pourrait éventuellement s'agir de discrimination si le fait d'avoir un enfant était un droit. Or, il n'y a pas de droit à l'enfant (la meilleure preuve de ce fait est qu'il n'est pas possible d'adopter un enfant sans condition). 

L'enfant est une personne qui, elle, a des droits : le droit d'être dans les conditions les meilleures pour sa croissance physique, affective et psychologique.

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On nous dit : "Il n'est pas prouvé que les enfants aient des problèmes en étant élevés par des homosexuels"

La question devrait plutôt se poser ainsi : "Est-il prouvé qu'il est bon pour des enfants d'être élevé au sein d'une union homosexuelle ?"

Nous n'avons pas encore le recul nécessaire pour affirmer cela. Les rares études qui existent ne portent - au mieux - que sur des adolescents en petit nombre (voir ci-dessous).

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On nous dit : "Des études prouvent que les enfants élevés dans des unions homosexuelles ne souffrent pas plus que les enfants de couples hétérosexuels..."

Cette affirmation pourrait troubler !

Il est encore plus troublant de se pencher sur ces fameuses études et de découvrir certaines - citées en référence - ne reposent que sur 11 à 38 questionnaires... (à titre de comparaison, lorsque l'on veut prouver que la pornographie est nocive pour les jeunes, c'est pas moins de 10 000 jeunes qui sont interrogés à travers toute l'Europe : cliquez sur le lien)... 

Sur le nombre d'études avancées, seules 2 concernent des adolescents...

Dans l'étude menée par Stéphane Nadaud, ce sont les parents qui ont été interrogés. Et ces parents étaient militants de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens. (cf. X. Lacroix, La confusion des genres, Bayard, 2005).

Charlotte Patterson révèle que la quasi totalité des études comparent le comportement d'enfants élevés par une mère lesbienne à celui d'enfants élevés par une mère hétérosexuelle seule ou ayant divorcé. (idem)

On peut donc raisonnablement dire qu'à ce jour aucune étude sérieuse et approfondie n'a été faite.

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On nous dit :  « l’essentiel n’est-il pas que l’enfant soit aimé par ses parents, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels ? Le plus important, c’est d’être aimé ! »

Mais de quel amour parlons-nous ? L’amour prodigué par un couple constitué par un homme et une femme est-il le même que celui prodigué par un duo unisexe ?

"Le romantisme ambiant met en avant la notion d'amour sans s'interroger sur son sens. Que veut dire "aimer" ? Il ne s'agit pas seulement de sentiment. L'affection familiale peut être étouffante. Elle peut être source de confusions ou de relations fusionnelles. Elle peut être à coloration incestueuse. "L'amour ne suffit pas", écrivait fort justement Bruno Bettelheim. Un livre récent a mis en lumière non seulement que l'amour ne suffit pas à structurer l'enfant, mais que trop d'amour peut être nocif." (X. Lacroix, La confusion des genres, Bayard, 2005)

"Lorsque la relation affective prend toute la place, les attentes et désirs des uns et des autres se confondent, s'entremêlent. La famille contemporaine tisse des liens enchevêtrés et étouffants." (Serge Hefez, Quand la famille s'emmêle, Hachette, 2004)

Il ne s'agit pas de remettre en question les personnes et l'amour qu'elles souhaitent donner. Il s'agit de se placer du point de vue de l'enfant et de se poser la question de ses besoins fondamentaux. L'amour c'est aussi cela : prendre d'abord l'autre en considération.

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On nous dit : « Plusieurs arguments contre l'adoption d'enfants par les homosexuels reposent sur la psychanalyse. Or, cette école est aujourd'hui remise en cause...»

On entend effectivement actuellement des personnes qui remettent en cause certains aspects de la psychanalyse. Cela n'autorise cependant pas encore à dire que l'on peut faire fi d'un siècle de travail, de réflexion, d'analyse.

Et il n'est guère besoin d'être un éminent spécialiste pour constater l'apport d'un père à son enfant dans la relation fusionnelle mère - enfant,ou pour constater qu'à la naissance, un être humain naît sexué, fille ou garçon...

D'autre part, si l'on veut être scientifique dans ce débat, on ne peut pas rejeter la psychanalyse en bloc (100 ans de "métier") et s'appuyer sur des enquêtes superficielles, qui n'ont rien de scientifiques...

Quelques questions...

Comment enseigner la généalogie en classe ?

Comment les enseignants pourront-ils vivre la généalogie en classe. En CE1, les élèves sont invités à faire leur arbre généalogique (parents, grands parents) pour s'initier à l'histoire.

Que répondre à un enfant qui posera la question : "et moi, je descends de deux mamans ? ou de deux papas ?"

Comment un enfant, élevé au sein d’une union homosexuelle vivra-t-il cela ?

Peut-on se contenter de dire qu’il n’y aura qu’à dire aux enfants que c’est normal ? Alors que tout dans la culture, dans l’histoire, dans l’expérience quotidienne, montre que la famille est constituée par un homme et une femme ? 

Quels mots faudra-t-il employer ?

On sait combien les mots sont importants pour communiquer. Aujourd'hui, dans les écoles, on hésite à parler de la fête des pères, de la fête des mères car on sait que des enfants vivent la séparation de leurs parents.

Demain, ne risque-t-on pas de voir disparaître les mots "papa" et "maman" sous prétexte que certains enfants auront deux papas ou deux mamans ? Quels mots emploierons-nous ? La question peut paraître secondaire, or, sans mots, c'est le concept même qui disparaît...

Et que dirons-nous à un enfant élevé au sein d'une union homosexuelle et qui souffrira de ne pas avoir une maman ou un papa ?

Y aura-t-il des arguments pour le convaincre que sa situation est la bonne pour lui ? Développeront-ils un sentiment de jalousie vis à vis des autres enfants ?

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Contexte historique

Evénements récents :

Juin 2004 : parodie de mariage à Bègles, un élu transgresse la loi française pour imposer le mariage homosexuel.

Juillet 2004 : autorité parentale accordée à deux femmes élevant des enfants.

Décembre 2004 : loi contre l'homophobie et création de la H.A.L.D.E. (Haute autorité de lutte contre les discriminations )...

Octobre 2005 : La H.A.L.D.E. impose dans le métro parisien la Campagne d'affichage "Rainbow attitude", montrant sur une affiche deux femmes, sur l'autre deux hommes, s'embrassant...

Janvier 2006 : remise du rapport sur la famille, émettant un avis négatif sur le mariage homosexuel.

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Les revendications des personnes homosexuelles vis-à-vis de l’adoption se situent dans un contexte historique qu’il est utile de rappeler.

Tony ANATRELLA, psychanalyste de renom spécialiste en psychiatrie sociale, retrace les grandes lignes du combat politique homosexuel :

« Les revendications actuelles ne sont que les épiphénomènes de l’idéologie du gender (le genre sexuel pour désigner le masculin et le féminin mais aussi l’orientation sexuelle que chacun construit) qui, depuis les années 1950, remettent en question la différence sexuelle comme fait objectif et universel sur lequel repose l’organisation sociale. Il s’agit de dénoncer, affirment les militants du mariage homosexuel, les normes « hétérosexistes » de la société pour reconnaître toutes les autres formes de « couples » et de « parentés » qui pourraient être initiées selon les tendance sexuelles de chacun (…) La différence sexuelle doit être remplacée par la différence des sexualités.

« La Commission populations de l’ONU, mais également le Parlement européen de Strasbourg, sont largement influencés par la théorie du gender. C’est ce qui explique des projets et des réformes à propos du couple, de la famille et de l’éducation sexuelle des enfants en retenant « les tendances sexuelles » comme les seules références à partir desquelles se diffusent et s’organisent de nouveaux modèles sexuels.

« Nous sommes ainsi passés de la demande étrange du Traité d’Amsterdam, qui en appelait au respect des orientations sexuelles, pour accélérer la reconnaissance sociale de l’homosexualité en Europe, à l’exigence politique d’organiser la société selon les tendances sexuelles au détriment de l’identité sexuelle. Ainsi des associations homosexuelles interviennent dans des Instituts de formation d’enseignants et dans les collèges et les lycées pour lutter contre « l’homophobie ». A cette occasion, il s’agit surtout de banaliser l’homosexualité comme un fait normal et de laisser entendre que l’orientation doit être privilégiée comme un droit à la différence alors que socialement le duo unisexué est la négation de toutes les différences. Dans des écoles maternelles, on commence à enseigner à tort qu’un couple c’est un homme et une femme mais aussi deux hommes ou deux femmes. Une telle perspective est inacceptable au regard des conséquences néfastes qu’elle aura sur le lien social, sur l’éducation et sur la psychologie des jeunes.»

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