Lettre aux signataires du 3 octobre 2008

Je sors du cinéma. Je viens de voir le film "Comme les autres" qui traite, sur le ton de la comédie, du sujet de l'homoparentalité.

Il y aurait beaucoup de choses à dire, notamment sur le jeu admirable de tel ou tel acteur, sur la force du désir d’enfant qu’exprime avec talent Lambert Wilson, mais je veux simplement évoquer l'image finale sur laquelle on voit les deux hommes sur un trottoir, l'un des deux portant la petite fille, âgée de quelques semaines, qu'ils ont réussi à "avoir".

En face d'eux, la jeune maman qui a accepté par amitié, puis par amour, de porter le bébé puis l'a finalement abandonné douloureusement après la naissance.

L'un des deux hommes prend la main du bébé et l'agite en direction de la maman, comme pour dire bonjour (ils veulent qu'elle revienne vers le bébé).

On peut sans exagérer interpréter également ce signe comme un « au revoir »...

Comment un enfant va-t-il se construire avec une telle histoire originelle ?

Bien sûr, avec beaucoup de dialogue, de patience, de compréhension, dans un milieu "ouvert", "intelligent", "tolérant" (comme celui que nous montre le film?), avec la maman qui reste auprès des "papas" qui s'aiment, peut-être pourrions-nous envisager que l'enfant grandisse paisiblement...

Mais pour un de ses enfants privilégié, combien seront abîmés, perdus dans leurs repères identitaires et familiaux ?

S'il a fallu tant de mensonges pour que cet homme arrive à ses fins (vis-à-vis de la loi, de la jeune fille qui sera mère porteuse, de sa famille, de son compagnon), combien de mensonges faudra-t-il pour que l’enfant grandisse paisiblement ?

Je conseille cependant volontiers de voir ce film, car c’est réellement un concentré des problèmes éthiques posés par la question de l’homoparentalité.

Jérôme Brunet,
Président

Lettre aux signataires du 2 juillet 2008

Je vous invite à lire les témoignages ci-dessous, tirés du « Libération » du 24 juin dernier.

Après la Gay Pride qui avait pour thème la question de l'homoparentalité à l'école, nous pouvons être sûrs que l'offensive est pour demain matin dans les établissements.

Encore une fois, dans le respect de chaque personne, la question à se poser est : sommes-nous prêts à vivre les situations décrites ci-dessous ? Sommes-nous conscients des conséquences, non seulement sur les enfants, mais sur les structures : suppression des termes « père » et « mère », questions de la généalogie, question de l’histoire dite « hétérosexuelle », mise en cause d’une présentation « hétérosexuelle » de l’art, de la culture… le tout avec la menace permanente d’être mis en demeure d’obtempérer sous peine d’être attaqué en justice pour discrimination ou homophobie ?

La colère et l'indignation sont inutiles, l'incrédulité est inutile, le déni est inutile : seule l'action compte et porte du fruit.

Je vous invite – encore et toujours - à signer et à faire signer l'appel des professionnels de l'enfance : www.professionnelsdelenfance.org,

Je vous adresse mes meilleures salutations,

Jérôme Brunet
Président de l’association

  

"Notre coming-out à l'école»

Homoparentalité. Comment jouer la transparence face aux instits.

CHARLOTTE ROTMAN

LIBERATION : mardi 24 juin 2008

Valérie et Wanda (un garçon de quatre ans, une fille de

deux) ont eu de la chance. A l'école de leurs enfants, pas de fiche d'inscription avec une case pour le «père» et une pour la «mère». Ce couple d'homosexuelles a pu remplir «parent 1», «parent 2». Elles ont même réussi à s'arranger avec une directrice compréhensive pour que leurs deux noms soient utilisés. Et obtenir chacune un cadeau pour la fête des mères. «Nos enfants n'ont pas choisi leur contexte familial, c'est à nous de l'expliquer aux autres», disent-elles. Que dire ? Comment ? Beaucoup de parents homos se posent ces questions quand leurs enfants arrivent à l'école. Témoignages dans le cadre de la Marche des fiertés (ex-Gay Pride) qui milite, avec Libération pour partenaire, «pour une école sans aucune discrimination».

STÉPHANE 

Un enfant avec Marie 

Stéphane et Marie, tous deux homosexuels, et vivant chacun en couple, élèvent en coparentalité Jeanne, 6 ans, qu'ils ont eue ensemble. Ils habitent le même immeuble, à Paris.

«On ne s'est jamais concertés sur ce qu'on allait dire à la crèche, à la maternelle, ou à l'école primaire, explique Stéphane. Nous ne cachons pas notre situation mais nous ne disons pas non plus. J'amène et je vais chercher ma fille, tout comme Marie. Mon copain est inscrit officiellement pour aller la chercher. Il peut y avoir des doutes : est-ce un baby-sitter ?

Au centre de loisirs, mon compagnon était là pour l'inscription, l'employée a dit : "Ah, ce n'est pas papa." Jeanne a lancé : "Non , c'est l'amoureux de papa." Il y a eu un petit sourire gêné. En fait, on laisse faire. A la crèche on a été obligé de s'expliquer un petit peu :

l'équipe commençait à se poser des questions, certaines infos ne passaient pas entre Marie et moi. On entendait :

"Mais, je l'ai dit à votre mari." Marie a répondu un jour :

"Ce n'est pas mon mari, nous ne vivons pas ensemble." Après, ils ont fait des efforts, ils me disaient : "Pouvez vous essayer de dire à la mère de Jeanne." Pour l'entretien de rentrée à l'école élémentaire, on y est allés tous les deux.

C'est sûr qu'il y a une ambiguïté, d'autant que nous avons la même adresse.

Mais je ne vois pas pourquoi on ferait des démarches particulières que les autres parents ne font pas.»

 

MARIE-PIERRE

Trois enfants avec Nathalie

Marie-Pierre et Nathalie habitent près de Chambéry. Avec leurs trois enfants (un de 6 ans et deux jumeaux de 3 ans).

Marie-Pierre est présidente de l'APGL, association des parents et futurs parents gays et lesbiens.

«Nous, on est totalement claires. Transparentes. D'autant que ça désarçonne quand un enfant dit qu'il a deux mamans.

Quand notre aîné est entré en maternelle, on est allées voir la directrice.

J'ai présenté Nathalie comme ma compagne, mais j'ai ajouté "sachez aussi que c'est la mère de nos enfants. Il n'y a pas de différence entre nous deux.

Vous pouvez vous adresser aussi bien à l'une qu'à l'autre". Il n'y a pas eu de problème. On sait que nos enfants sont amenés à l'école à parler de leur famille. On est allé voir l'instit, pour qu'elle ne soit pas prise au dépourvu. Au début on ne savait pas quelles questions allaient émerger.

Souvent les enseignants ne veulent pas être indiscrets. Une fois l'une a demandé "comment vous expliquez à votre fils pour son père?" Elle pensait que cela nous embêtait de dire qu'on est lesbiennes. Il y a parfois un décalage entre ce que notre fils entend à l'école et ce qu'il voit à la maison. Par exemple, quand un copain lui a dit : "C'est pas possible d'avoir deux mamans." Cette fois-là on est allé voir la maîtresse parce qu'on sentait que notre fils avait été déstabilisé. La maîtresse a été super, elle a demandé si on avait des petits livres, je lui ai envoyé la bibliographie de l'APGL, et elle s'en est procuré quelques-uns et a expliqué à la classe les différentes formes de familles. Cela demande d'être très vigilant.»

CATHERINE,

Deux enfants avec Christine

Leurs deux enfants sont âgés de 8 et 6 ans. Catherine et Christine ont été inséminées grâce à Renaud, le père des deux garçons qui portent son nom. Ils vivent dans les Yvelines.

«On fait tous les ans notre coming-out à l'école. Christine et moi, on habite un petit village : les gens nous connaissent, mais on ne se promène pas main dans la main dans la rue, on fait un peu d'autocensure et en plus ma compagne est pudique. Mais vis-à-vis de l'école, il y a un travail à faire. Chaque rentrée, on vient se mettre à disposition si il y a des problèmes avec les familles, on demande à l'instit qu'elle nous alerte, on lui souffle des mots clefs "homophobie", "discrimination".

Dans les papiers à remplir en début d'année, on a mis nos deux noms et expliqué que ce n'était pas la peine de cocher la case du père, avec ses coordonnées car ce ne serait pas lui qui viendrait. Mais dans les grandes occasions, comme les fêtes de fin d'année, ou le jour de rentrée, il y a trois parents ce jour-là. Nos enfants ont un père, on l'a dit à l'école, c'est normal qu'ils en parlent. J'ai eu un problème quand j'ai voulu être parent d'élève pour notre premier (que ma compagne avait porté). J'ai dû attendre que le deuxième(dont j'avais accouché) arrive à l'école pour m'inscrire. On accompagne les sorties, soit l'une soit l'autre. On sent qu'il peut y avoir des réserves des parents. Mais les choses sont claires, cela a permis à un copain de grande section de demander : "C'est laquelle ta vraie maman ?" De parler comme ça, ça permet aux enfants de se sentir à l'aise.»

 

Lettre aux signataires du 20 juin 2008

La presse se fait écho dernièrement de la parution d’un dispositif législatif pour les enfants de familles recomposées (ce que l’on a appelé par ailleurs « statut du beau parent »).

Le collectif pour l’enfance, dont notre association fait partie, et qui a été reçu par trois ministères concernés pour travailler cette question, s’est étonné que seule, l’association LGBT (Lesbiennes-Gays-Bi-Transsexuels) ait reçu le texte du projet et le communique à la presse.

Nous restons très vigilant sur l’évolution de ce dossier qui, ne nous le cachons pas, s’il pouvait s’avérer un bien pour quelques situations particulières (ce qui reste à démontrer dans la mesure où les dispositifs actuels permettent de résoudre un grand nombre de difficultés), posera de nombreux autres problèmes : nous savons qu’en cas de séparation, les situations sont difficiles à gérer pour un couple ; qu’en sera-t-il lorsque l’on devra prendre en compte un ou plusieurs tiers « avec qui il aura lié des liens étroits » ?

La loi fera-t-elle obligation à un établissement scolaire de faire signer les bulletins et les cahiers par les parents séparés et le ou les tiers reconnus ?

En cas de séparation, est-ce que le ou les tiers auront un droit de visite auprès de l’enfant ?

A partir de quelle durée de vie commune, de quel type d’engagement peut-on considérer qu’un adulte a des liens étroits au point d’avoir des droits sur la vie de l’enfant ?

Merci à vous pour votre soutien, et merci de continuer à relayer l’appel dans votre entourage.

Jérôme Brunet,
Président

 

1er décembre 2007 : Courrier aux signataires

Il y a maintenant trois ans, nous créions l’association des professionnels de l’enfance, suite au mariage de Bègles.

Notre but est de tenir une ligne que nous jugeons capitale : la défense du plus grand bien de l’enfant dans son éducation. Professionnels de l’enfance, nous sommes confrontés régulièrement à cette « maltraitance » qui ne dit pas son nom : l’enfant souffre lorsqu’il n’a pas un cadre affectif stable, quand il ne peut vivre avec son père et sa mère. L’enfant a besoin de son père-homme et de sa mère-femme, qui s’inscrivent dans une relation stable pour construire au mieux sa personnalité.

Nous avons fait notre possible pour que les candidats à la présidence de la République ne prenne pas en compte dans leur programme les revendications de certains milieux homosexuels d’avoir accès à l’adoption et à la procréation médicalement assistée. Nous avons réussi cette première partie de notre action.

A l’heure où le gouvernement envisage un statut du beau-parent, (http://protection-enfance.fr/articles/26/le-statut-du-beauparent/nous restons plus que jamais mobilisés. En lien avec d’autres associations (Juristes pour l’enfance, Association pour la protection de l’enfance, Alliance pour un nouveau féminisme européen…), nous rencontrons différents interlocuteurs (Ministère du travail, des relations sociales et des solidarités, Ministère de la justice,…) pour dire notre inquiétude sur des projets de loi qui risquent d’ajouter à la confusion des enfants.

Nous redisons qu’on ne doit pas solutionner un problème d’adultes (aussi réel soit-il) en créant des problèmes pour les enfants.

Jérôme Brunet,
Président

Ensemble obtenons davantage de signataires professionnels

Lorsque nous rencontrons des interlocuteurs au ministère, une des premières questions qui  nous est posée est : combien d’adhérents ? Combien de signataires ?

C’est grâce à vous que nous pouvons obtenir de nouvelles signatures de soutiens et de professionnels.

Faites connaître à votre entourage l’appel des professionnels de l’enfance

16 février 2007 : Courrier aux signataires

Voici quelques nouvelles des professionnels de l'enfance. Notre activité a été quelque peu ralentie ces derniers temps. Nous sommes bénévoles et, comme beaucoup de gens, manquons de temps ! Cependant, l'actualité politique nous force à remobiliser les énergies.
Vous pourrez lire ci-dessous quelques informations.

De votre côté, merci d'agir pour continuer à récolter des signatures (nous en sommes à 590 signatures, dont 250 de professionnels), à faire connaître l'argumentaire.

Mise en place de listes de diffusion
Vous avez reçu récemment un message vous indiquant que vous étiez inscrit sur la liste de diffusion des professionnels de l'enfance. Seul le modérateur de la liste peut adresser des messages à l'ensemble des abonnés.

Jugement du tribunal d'Amiens
Le tribunal d'Amiens a accordé le 14 février l'adoption d'un enfant de 2 ans 1/2 par la compagne de sa mère biologique. Pour le moment, la jurisprudence ne va pas dans un sens unique puisque des tribunaux n'ont pas accordé cette même adoption dans des cas similaires.
Le tribunal dit avoir pris en compte le bien de l'enfant en jugeant une situation particulière. Il s'agit bien de cela : une situation particulière (du fait de la maman qui - en contradiction avec la loi française - a demandé une FIVETE en Belgique). Aujourd'hui, des personnes qui transgressent la loi française demandent à cette même loi d'assumer les conséquences de ces actes.
Nous le redisons : le bien de l'enfant ne se juge pas uniquement à un instant T, mais sur la durée de sa vie, y compris d'adulte ! Et ce qui peut être admis provisoirement bon pour un enfant ne l'est pas forcément pour tous !

1er septembre 2006 : Courrier aux signataires

Nicolas Sarkozy se prononce contre le mariage homosexuel et contre l'adoption d'enfants par des couples homosexuels.
Nicolas Sarkozy, dans l¹édition du 2 septembre du Figaro Magazine, exprime son opposition au mariage entre personnes de même sexe. Concernant la possibilité d¹adopter des enfants par des couples homosexuels, le Président de l¹UMP est tout aussi clair : ³les enfants ont besoin d¹un père et d¹une mère².

Un site très intéressant : le collectif des maires pour l'enfance
Le 5 juin 2004, Noël Mamère, député vert, orchestre à Bègles un « mariage » entre deux hommes. Le 27 juillet 2004, le Tribunal de Grande Instance de Bordeaux annule le « mariage », décision ensuite confirmée par la Cour d’Appel de Bordeaux. Le Maire de Bègles est désavoué par la justice, mais aussi et surtout par une grande majorité d’élus. La plupart des 36.000 Maires considèrent qu’il ne leur appartient pas de jouer avec la loi au gré des demandes de chaque citoyen.
Le Collectif « Maires pour l’Enfance » est créé en novembre 2004. Il rassemble des Maires de tous bords, qui ont mené une réflexion sur le « mariage » homosexuel.
Les Maires considèrent qu’il leur appartient de jouer un rôle dans le débat qui s’annonce, pour protéger l’enfance.
www.mairespourlenfance.com

15 mars 2006 : Courrier aux signataires

147 Signatures de professionnels et 246 signatures de soutiens
Nous continuons à recevoir régulièrement des signatures. Notre objectif est d'atteindre 1000 signatures professionnelles afin de pouvoir communiquer dans la presse au moment où le débat refera surface (probablement au moment des présidentielles).

Association Avenir de l'adoption
Nous sommes entrés en contact avec l'association Avenir de l'adoption qui regroupe des personnes adoptées qui demandent que les enfants se retrouvant dans cette situation puisse bénéficier a priori  d'un père et d'une mère. Cet apport dans le débat est très précieux, n'hésitez pas à visiter leur site : www.avenir-adoption.org. Nous étudions avec eux la possibilité d'organiser des débats ici ou là...

Délégation d'autorité parentale : être vigilant...
La Cour de cassation a autorisé dernièrement la délégation par les parents homosexuels de toute ou partie de l'autorité parentale à leur partenaire, à condition notamment de respecter "l'intérêt supérieur de l'enfant". Un moyen détourné d'avancer vers le mariage homosexuel ? Même si l'on comprend que certaines situations méritent un accompagnement particulier, nous ne pouvons pas dire que ces situations sont favorables au développement de l'enfant.

La pétition de 261 députés et sénateurs de l'Entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère. 
Ecrivez à votre député pour lui dire votre satisfaction s'il figure sur cette liste ou votre mécontentement s'il s'en est abstenu. Le site de l'Assemblée nationale (www.assemblee-nationale.fr) pourra vous indiquer les coordonnées de votre député. Nous commençons pour notre part à envoyer un courrier présentant notre action à l'ensemble des députés (par mail). Certains commencent à nous répondre en disant combien notre argumentaire peut les aider dans leur réflexion.

La pétition du Collectif des Maires pour l'Enfance
www.mairespourlenfance.com comporte à ce jour 11 762 signataires soit 1/3 des Maires de France ! Ce collectif dénonce le « mariage » de Bègles et considère qu'il appartient aux maires de « jouer un rôle dans le débat qui s'annonce, pour protéger l'enfance ». Il a publié le 20 janvier 2006 une liste de 50 maires de villes grandes et moyennes demandant une consultation des maires avant « toute initiative remettant en cause la politique familiale ». On peut soutenir cette initiative en envoyant à son maire les documents fournis par ce collectif. 

Courrier adressé aux Députés au mois de mars 2006

Madame la députée, Monsieur le député

Il y a un peu plus d'un an se constituait l'association des professionnels de l'enfance contre l'adoption d'enfants au sein d'unions homosexuelles. Cette association produisait un appel, aujourd'hui signé par divers membres de professions ou d'associations liée au monde de l'enfance.

Notre réflexion - qui se veut hors du champ religieux ou directement politique - s'inspire de ce que l'on sait aujourd'hui du développement de l'enfant qui construit son identité sexuée au contact de ses parents différenciés sexuellement.

Les revendications actuelles de certains milieux homosexuels d'avoir accès à l'adoption des enfants ou à la procréation médicalement assistée, quoique compréhensibles du point de vue des adultes, ne tiennent pas compte des enfants qui se trouveront confrontés à des problématiques probablement ingérables et sûrement dommageable à leur développement.

Nous avons - à l'aide de spécialistes de l'enfance : enseignants, psychologues, psychanalystes, pédiatres, développé un argumentaire que vous pouvez consulter sur notre site et qui reprend certains arguments des tenants de l'homoparentalité pour en présenter.

Nous soutenons, bien évidemment, la démarche des 261 députés et sénateurs signataires de la pétition de l'Entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère. 

Peut-être que l'argumentaire de notre site vous aidera dans une réflexion paisible sur un sujet très polémique.

Me tenant à votre disposition pour dialoguer sur ce thème, je vous adresse au nom de l'association des professionnels de l'enfance, l'expression de mes respectueuses salutations.

28 janvier 2006 : Courrier adressé aux signataires

Madame, Monsieur,

Plusieurs nouvelles importantes en cette fin de janvier 2006. 

Tout d'abord, nous avons franchi la barre symbolique des 100 signataires professionnels (à ce jour, nous en sommes à 112 signatures). Depuis que nous avons franchi cette barre, nous recevons davantage de signatures de soutien (nous en sommes à 180). Merci et bravo à tous ceux qui relaient cette information.

L'événement que nous attendions fébrilement, le rapport parlementaire sur la famille, a été remis le 26 janvier. Nous avons lu avec soulagement qu'il n'était pas question de mariage homosexuel ou d'autoriser l'adoption ou la procréation médicalement assistée au sein d'unions homosexuelles. Cependant, nous devons rester vigilants et mobilisés : la possibilité, pour des parents, de désigner une personne ayant la délégation parentale peut être utilisée de manière détournée pour légitimer, plus tard, un mariage homosexuel.

Le débat n'est pas clos. Nous devons continuer à affirmer fermement qu'un enfant a besoin d'un père et d'une mère pour être élevé dans les meilleures conditions.

La signature d'un manifeste par des parlementaires (205 signatures à ce jour) est une initiative qui rejoint la nôtre, bien qu'il faille toujours être prudent: les élections présidentielles sont encore loin, et la situation peut encore évoluer en faveur d'un électorat que certains candidats, de tout bord, chercheront à séduire.

N'hésitez pas à nous contacter pour enrichir notre réflexion. Nous aimerions, par exemple, avoir vos réactions concernant les Clips : Qu'en pensez-vous ? Les diffusez-vous ?

Bien cordialement, au nom du bureau de l'association,

5 janvier 2006 : Courrier adressé aux signataires

Madame, Monsieur,

Vous faites partie des professionnels de l'enfance qui ont signé l'appel, ou bien des personnes qui ont décidé de soutenir cette action.

Nous avons décidé de vous donner quelques nouvelles de notre action ainsi que les orientations qui se dessinent.

Nous savons que la question de l'homoparentalité sera d'actualité pendant le mois de janvier avec la remise du rapport du Parlement sur la famille. Il est important de rester vigilant à ce qui sera dit et de bien se former à un argumentaire solide, raisonnable et étayé afin de pouvoir dialoguer avec notre entourage.

C'est un exercice qui paraît plus difficile qu'il n'est vraiment. En effet, avec quelques arguments bien travaillés (voir notre page argumentaire) vous verrez qu'il est possible de contredire l'esprit ambiant...

En attendant des prochaines nouvelles, merci de continuer à diffuser cette information largement autour de vous afin que nous puissions recueillir davantage de signatures.

Bien cordialement,

Jérôme Brunet

Président de l'Association

Ps : n'oubliez pas de découvrir les "Clips", un argumentaire à diffuser largement